J'ai enregistré cet album en home
studio.
Jarrive avec mes textes, mes mélodies, et une
idée générale du titre. Puis je travaille
avec mon arrangeur sur lunivers sonore de chaque chanson
. Pour l'instant je considère encore mon album comme
une démo, dans ma tête je suis toujours amateur,
pas encore pro...en tous cas je travaille pour le devenir.
Pourquoi j'ai choisi langlais pour
mon album ?
C'est un concours de circonstances. J'écris évidemment
en français la plupart du temps. Je ne maîtrise
pas suffisamment l'anglais pour écrire de la même
manière que dans ma langue maternelle, même
si je me débrouille . Je ne peux pas manipuler les
mots et leur poésie comme je le ferais en français.
Alors j'ai commencé par faire traduire 4 de mes
chansons préférées par mon amie Cathy
Grier à New-York. Elle est elle même auteur
compositeur interprète et surtout bilingue! Elle
travaille avec des pointures et a traduit entre autres des
chansons pour Nilda Fernandez.
Je lui ai donc fait confiance et elle ne m'a pas déçue.
Je lui ai expliqué comment je voulais que ma poésie
survive à la traduction, que les mots pouvaient être
changés du moment que la poésie et le message
subsistaient. Je désire que la personne anglo-saxonne
ou francophone ait exactement la même impression à
la fin de l'écoute du titre, quelle que soit la langue
utilisée.
Mais cette aventure a commencé par un échange
d emails avec une Australienne, musicienne à
ses heures, qui a craqué sur mes chansons. Sandy
est depuis devenue mon amie et, par l'intermédiaire
de ses relations, elle a réussi à faire passer
un de mes titres en français à l'époque
sur une radio de Gold Coast, le Miami Australien, et cela
3 fois par jour pendant 3 semaines. Un petit exploit en
soit quand on sait que les anglo-saxons ne sont pas férus
de musique en langue étrangère.
Je suis ensuite partie pour les antipodes pour rencontrer
quelques personnes dans le milieu artistique et là,
j'ai trouvé des gens de métier très
intéressés par ma musique, alors que les professionnels
français faisaient plutôt la fine bouche devant
mes mélodies pop-rock.
La seule barrière était la langue, le problème
a donc été résolu. Il me fallait un
minimum de 5 titres en anglais. Aujourd'hui, entre les traductions
et deux chansons que j'ai moi-même écrit dans
la langue de Shakespeare j'en possède 6. Je suis
donc prête à relancer ma campagne Australienne
et pourquoi pas internationale.... Il faut continuer sa
route. On a trop tendance à laisser tomber ses rêves
en grandissant!